{"id":6562,"date":"2021-02-08T20:02:23","date_gmt":"2021-02-08T19:02:23","guid":{"rendered":"https:\/\/villafleury.nl\/?page_id=6562"},"modified":"2021-02-08T20:07:57","modified_gmt":"2021-02-08T19:07:57","slug":"isle-sur-la-sorque","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/villafleury.nl\/fr\/isle-sur-la-sorque\/","title":{"rendered":"Isle sur la Sorque"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue, surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0La Venise du Comtat\u00a0\u00bb est une ville tr\u00e8s agr\u00e9able ! Les promenades le long de la Sorgue sont apaisantes et \u00f4 combien romantiques. Les jolies boutiques d&rsquo;antiquit\u00e9s au bord de l&rsquo;eau et les belles roues hydrauliques au bord de la rivi\u00e8re donnent un charme particulier \u00e0 la ville.<br \/>\nLe salon des antiquit\u00e9s de P\u00e2ques r\u00e9unit de nombreux exposants.<\/p>\n<p>INFORMATIONS COMPL\u00c9MENTAIRES L&rsquo;ISLE-SUR-LA-SORGUE<br \/>\nL&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue est situ\u00e9e \u00e0 mi-chemin entre Cavaillon et Carpentras, entre Avignon et Apt et b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;une position g\u00e9ographique privil\u00e9gi\u00e9e.<br \/>\nL&rsquo;\u00eele, officiellement connue sous le nom d&rsquo;Isle sur la Sorgue le 18 ao\u00fbt 1890, doit sa naissance et son expansion aux eaux de la Sorgue. D\u00e8s le XIIe si\u00e8cle, les habitants de l&rsquo;Isle utilisent la Sorgue pour se d\u00e9fendre, la rivi\u00e8re servant de foss\u00e9 sur les remparts entourant la ville jusqu&rsquo;en 1795.<br \/>\nCes m\u00eames habitants utilisent \u00e9galement la Sorgue pour survivre, formant la m\u00eame colonie de p\u00eacheurs qui b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;importants privil\u00e8ges accord\u00e9s en 1237 par Raymond VII, compte de Toulouse qui leur accorde de nombreux privil\u00e8ges, notamment celui du droit de p\u00eacher dans la Sorgue, de sa source au Rh\u00f4ne.<br \/>\nAu XVIe si\u00e8cle, la communaut\u00e9 de L&rsquo;Isle sur la Sorgue a fond\u00e9 la Confr\u00e9rie des p\u00eacheurs pour prot\u00e9ger ses p\u00eacheurs malades. Elle avait son si\u00e8ge \u00e0 Notre Dame de Sorguette.<br \/>\nBient\u00f4t la Sorgue est ma\u00eetris\u00e9e, canalis\u00e9e et utilis\u00e9e pour installer des ateliers d&rsquo;artisanat et des filatures : huile, bl\u00e9, soie, papier, usines de tissus de laine, de tapis, de teintures.<br \/>\nCette industrie dynamique g\u00e9n\u00e8re une activit\u00e9 commerciale tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e avec deux march\u00e9s annuels et deux march\u00e9s hebdomadaires. Le march\u00e9 du jeudi a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 le 9 novembre 1596.<br \/>\nL&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue a longtemps \u00e9t\u00e9 la ville la plus importante du Comtat Venaissin, son rattachement \u00e0 la France remonte \u00e0 1791.<br \/>\nD\u00e8s le XIIe si\u00e8cle, la p\u00eache occupait une place de choix, et au XIXe si\u00e8cle, une centaine de familles islandaises vivaient encore (15 000 \u00e9crevisses \u00e9taient p\u00each\u00e9es chaque jour).<br \/>\nL&rsquo;\u00e9pid\u00e9mie de 1884 qui a an\u00e9anti toutes les \u00e9crevisses a \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable d\u00e9sastre pour la ville.A VOIR, A FAIRE<br \/>\nLa chapelle des P\u00e9nitents Blancs :<br \/>\nLes p\u00e9nitents sont g\u00e9n\u00e9ralement des la\u00efcs qui sont d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 se consacrer publiquement au culte catholique, notamment par la pri\u00e8re et la charit\u00e9. Ils portent une tenue d&rsquo;une couleur sp\u00e9cifique \u00e0 laquelle ils doivent leur nom. Regroup\u00e9s en fraternit\u00e9, ils sont plac\u00e9s sous l&rsquo;autorit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque. Il y avait quatre confr\u00e9ries de p\u00e9nitents \u00e0 L&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue : les blancs, les bleus, les noirs et les verts.<br \/>\nLes p\u00e9nitents blancs sont pr\u00e9sents \u00e0 L&rsquo;Isle depuis la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIe si\u00e8cle. D&rsquo;abord install\u00e9s dans le monast\u00e8re franciscain, situ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur des murs, ils se rendent dans la ville lors du transfert de cette derni\u00e8re en 1562. Rapidement \u00e9tablis apr\u00e8s l&rsquo;Universit\u00e9, ils disposent d&rsquo;une chapelle, qui sera d\u00e9truite lors de la construction de Sextier. Leur nouvelle chapelle, construite \u00e0 c\u00f4t\u00e9 par l&rsquo;architecte, islois Esprit-Joseph Brun, aura une existence tr\u00e8s courte. En effet, achev\u00e9 en 1778, il a \u00e9t\u00e9 vendu \u00e0 la R\u00e9volution.<br \/>\nLa reconstruction de la Confr\u00e9rie dans le cadre de la restauration a n\u00e9cessit\u00e9 la construction d&rsquo;une nouvelle chapelle, achev\u00e9e avant 1820. Cette chapelle n\u00e9oclassique, priv\u00e9e, abrite encore un beau plafond en pl\u00e2tre de d\u00e9coration. Le programme architectural d\u00e9velopp\u00e9 respire la tradition du comtadin du XVIIIe si\u00e8cle \u00e0 travers son plan, la fa\u00e7ade principale et la d\u00e9coration d&rsquo;un grand plafond en pl\u00e2tre orn\u00e9 et le staff. Cependant, certains \u00e9l\u00e9ments du plafond et de la fa\u00e7ade refl\u00e8tent une nouvelle \u00e8re de la cr\u00e9ation locale.<br \/>\nLa chapelle des p\u00e9nitents bleus :<br \/>\nInstall\u00e9e \u00e0 l&rsquo;origine sur le monast\u00e8re franciscain en 1565, la confr\u00e9rie des P\u00e9nitents Bleus de l&rsquo;\u00eele a d\u00e9cid\u00e9 de construire une nouvelle chapelle \u00e0 l&rsquo;angle de la rue Saint-Honor\u00e9 et de l&rsquo;Arquet. Construit entre 1761 et 1768 par l&rsquo;architecte Islois Spirit Joseph Brown &#8211; ou son fr\u00e8re John Angelo Brown &#8211; il est un t\u00e9moin important de l&rsquo;architecture religieuse de la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle. La chapelle a \u00e9t\u00e9 vendue \u00e0 la R\u00e9volution et la confr\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 dissoute. Au XIXe si\u00e8cle, la chapelle accueillait la congr\u00e9gation des hommes. Elle a \u00e9t\u00e9 s\u00e9cularis\u00e9e dans les ann\u00e9es 1970.<br \/>\nMalmen\u00e9e par d&rsquo;affreuses r\u00e9novations dans les ann\u00e9es 1970 et 1980, cette chapelle poss\u00e8de toujours une remarquable fa\u00e7ade classique inclin\u00e9e et une grande partie du plafond tzigane d&rsquo;origine. Il est repr\u00e9sentatif des arts d\u00e9coratifs religieux des Comtadins du milieu du XVIIIe si\u00e8cle par son aust\u00e9rit\u00e9 et l&rsquo;utilisation occasionnelle de motifs en haut relief en pl\u00e2tre peint (gloire accrue des ch\u00e9rubins, des cartouches, etc.).<br \/>\nLa tour du consul et les b\u00e2timents associ\u00e9s :<br \/>\nL&rsquo;\u00eelot de la Tour d&rsquo;Argent concentre toute l&rsquo;histoire de la ville. En effet, elle int\u00e8gre dans son p\u00e9rim\u00e8tre une juxtaposition de b\u00e2timents repr\u00e9sentatifs de l&rsquo;architecture civique locale pendant une tr\u00e8s large p\u00e9riode (XIIe &#8211; XIXe si\u00e8cles). Plusieurs \u00e9tudes arch\u00e9ologiques ont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une s\u00e9rie exceptionnelle de b\u00e2timents, dont l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment le plus important est une remarquable tour construite par les consuls de la ville \u00e0 la fin du XIIe si\u00e8cle et couverte d&rsquo;un magnifique d\u00f4me roman (class\u00e9 monument historique en 2012). D&rsquo;autres constructions aristocratiques m\u00e9di\u00e9vales (tours, maisons fortifi\u00e9es, logis, etc.) se trouvent sur ce site. Parmi les \u00e9l\u00e9ments les plus frappants adjacents \u00e0 la tour, on trouve un b\u00e2timent r\u00e9sidentiel des XIVe et XVe si\u00e8cles, un plafond en pl\u00e2tre d\u00e9cor\u00e9 datant du XVe si\u00e8cle (parmi les monuments historiques inscrits en 2012), la construction du corps d&rsquo;un h\u00f4tel gothique particulier (h\u00f4tel Brancas-Villars) et plusieurs structures du XVIIIe si\u00e8cle (h\u00f4tel Oiselay).<br \/>\nAu XVIIe si\u00e8cle, une auberge appel\u00e9e \u00ab\u00a0La Tour d&rsquo;Argent\u00a0\u00bb s&rsquo;est install\u00e9e dans une partie de ces b\u00e2timents. D\u00e8s la fin du XIXe si\u00e8cle, cette \u00eele offre \u00e0 ses habitants des espaces de loisirs co\u00fbteux, comme le Caf\u00e9 de l&rsquo;Avenir, un th\u00e9\u00e2tre italien qui a transform\u00e9 les danses d&rsquo;apr\u00e8s-guerre en (Lido) et le cin\u00e9ma (Cin\u00e9vog).<br \/>\nLa Coll\u00e9giale de Notre-Dame-des-Anges :<br \/>\nEn 1212, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Cavaillon \u00e9rige au coll\u00e8ge de L&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue sous la protection de Notre-Dame des Anges, probablement pour contrecarrer les pouvoirs du consulat. Il n&rsquo;y a toujours pas de trace de ce b\u00e2timent, qui serait l&rsquo;une des premi\u00e8res r\u00e9alisations gothiques r\u00e9gionales.<br \/>\n\u00c0 la fin du XVe si\u00e8cle, le chapitre a d\u00e9cid\u00e9 de reconstruire l&rsquo;ensemble du b\u00e2timent. Le site commence par la partie orientale de l&rsquo;\u00e9glise et adopte un style gothique m\u00e9ridional en vogue dans le Comtat depuis le XIVe si\u00e8cle : plan polygonal \u00e0 lit bas avec des contreforts rayonnants et un puissant clocher lat\u00e9ral. Il a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9 vers 1538 et marque une \u00e9volution stylistique du gothique flamboyant \u00e0 la Renaissance.<br \/>\nLa plus grande partie de la nef a \u00e9t\u00e9 reconstruite entre 1645 et 1675 selon les termes de l&rsquo;architecte avignonnais Fran\u00e7ois Royers de Valfeni\u00e8re. L&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;architecture ext\u00e9rieure, influenc\u00e9e par le style j\u00e9suite, contraste avec l&rsquo;ostentation de la d\u00e9coration int\u00e9rieure. La large nef vo\u00fbt\u00e9e est flanqu\u00e9e d&rsquo;un r\u00e9seau de six chapelles lat\u00e9rales, couvertes par des galeries de circulation prot\u00e9g\u00e9es par des grilles. Ce plan est particuli\u00e8rement adapt\u00e9 \u00e0 la religiosit\u00e9 de cette p\u00e9riode de la Contre-R\u00e9forme catholique : une nef pour accueillir les fid\u00e8les et pr\u00eacher, et des chapelles r\u00e9serv\u00e9es aux fraternit\u00e9s de maison. De nombreux artistes locaux comme Mignard, Vial, Peru ou Parrocel, ont particip\u00e9 \u00e0 la qualit\u00e9 et \u00e0 l&rsquo;abondance de la d\u00e9coration du b\u00e2timent.<br \/>\nLes organisations caritatives :<br \/>\nLa Maison de la Charit\u00e9 \u00e9tait destin\u00e9e \u00e0 offrir un refuge aux mendiants, non seulement pour les loger, les nourrir et les entretenir, mais aussi pour lutter contre le vol et les lib\u00e9rer de leur condition en leur apprenant un m\u00e9tier. \u00c0 la fin du XVIIe si\u00e8cle, la ville confie les plans de la Charit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;architecte avignonnais Pierre Mignard. Il devrait s&rsquo;agir d&rsquo;un ensemble complet comprenant quatre b\u00e2timents principaux et deux grands terrains sur le site d&rsquo;une maison et d&rsquo;un terrain l\u00e9gu\u00e9s par Jean-Favier, chevalier de l&rsquo;Ordre du Pape et de la compagnie d&rsquo;armes du comte de Suze. La r\u00e9alisation de cet ambitieux projet d\u00e9bute en 1681, mais se limite \u00e0 une seule aile implant\u00e9e perpendiculairement \u00e0 la rue. En 1766, le premier projet est simplifi\u00e9 par l&rsquo;architecte Jean islois Angelo Brown qui \u00e9l\u00e8ve un nouveau b\u00e2timent au bord de la Sorgue. La chapelle n\u00e9o-romane construite vers 1850 dans une cour par l&rsquo;architecte d\u00e9partemental Joffroy marque l&rsquo;ach\u00e8vement des travaux.<br \/>\nEn 1758, la Charit\u00e9 re\u00e7oit 126 pensionnaires (dont 72 enfants), plac\u00e9s dans les usines locales. De la fin du XVIIIe si\u00e8cle \u00e0 la fin du si\u00e8cle suivant, des religieuses hospitali\u00e8res ont g\u00e9r\u00e9 l&rsquo;\u00e9tablissement. La charit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e en 1910.<br \/>\nLe centre d&rsquo;art de Campredon :<br \/>\nA L&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue, de nombreuses maisons nobles ont \u00e9t\u00e9 construites ou r\u00e9nov\u00e9es entre 1690 et 1780, selon le go\u00fbt de l&rsquo;\u00e9poque (h\u00f4tels Palerme, Ganges, Ricci, Clermont-Lod\u00e8ve, etc.).<br \/>\nL&rsquo;h\u00f4tel Donadei Campredon a \u00e9t\u00e9 construit dans la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle pour Charles Joseph Campredon, issu d&rsquo;une importante famille de propri\u00e9taires terriens, pr\u00e9sents sur l&rsquo;\u00eele depuis le XIVe si\u00e8cle. Le projet a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u par l&rsquo;architecte islois, Spirit Joseph Brown, qui a d\u00e9velopp\u00e9 un manoir sur un plan \u00ab\u00a0L\u00a0\u00bb avec une fa\u00e7ade remarquable pr\u00e9vue sur la rue principale. Les deux fa\u00e7ades int\u00e9rieures ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9es plus simplement pour donner plus de largeur \u00e0 un jardin agrandi par trois fontaines ou n\u00e9nuphars.<br \/>\nLe hall s&rsquo;ouvre sur un escalier \u00e0 trois vol\u00e9es suspendu, avec des rampes en fer forg\u00e9, donnant acc\u00e8s aux salons du premier \u00e9tage, d\u00e9cor\u00e9s de sobres pl\u00e2tres.<br \/>\nL&rsquo;h\u00f4tel Campredon, acquis par la ville de l&rsquo;Isle en 1978, est inscrit \u00e0 l&rsquo;inventaire des monuments historiques. Il abrite un centre d&rsquo;art depuis 1984.<br \/>\nL&rsquo;H\u00f4tel-Dieu<br \/>\nA la fin du XIVe si\u00e8cle, les diff\u00e9rents h\u00f4pitaux de l&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue sont regroup\u00e9s au sein de l&rsquo;ancien h\u00f4pital ou des Franciscains. En 1685, il est transf\u00e9r\u00e9 dans un lieu avec une maison avec jardin vendue par un aristocrate, M. de Vaucluse, et un jardin et son chalet achet\u00e9s par un des recteurs de l&rsquo;h\u00f4pital, Laurent Autier. Malgr\u00e9 une premi\u00e8re extension d\u00e9cid\u00e9e en 1713, l&rsquo;espace de l&rsquo;H\u00f4tel-Dieu, qui avait \u00e9t\u00e9 command\u00e9 avant sa construction aux S\u0153urs de la Congr\u00e9gation de Saint-Joseph, devint bient\u00f4t insuffisant. Dans les ann\u00e9es 1740, la mise en \u0153uvre des plans du nouvel h\u00f4pital pour Jean-Baptiste Franciscain, a \u00e9t\u00e9 soutenue par l&rsquo;entrepreneur local Brown Spirit et son fils, Jean-Joseph Ange et Spirit, tous deux architectes. L&rsquo;ach\u00e8vement des travaux a eu lieu en 1781-1782 avec la d\u00e9coration de la chapelle.<br \/>\nOn acc\u00e8de \u00e0 la cour par un remarquable portail dat\u00e9 de 1762 et couronn\u00e9 par un fer forg\u00e9 portant les armoiries de l&rsquo;abb\u00e9 de Sade, bienfaiteur de l&rsquo;institution. Le b\u00e2timent se d\u00e9veloppe sur quatre ailes selon un plan en \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb. Au rez-de-chauss\u00e9e, les parties les plus remarquables de l&rsquo;h\u00f4pital sont : le hall et le grand escalier, la pharmacie et la chapelle, richement d\u00e9cor\u00e9e de pl\u00e2tres de style Louis XVI. Des jardins centenaires pour le plaisir et la nourriture entourent les b\u00e2timents class\u00e9s ou inscrits aux monuments historiques. Le jardin occidental poss\u00e8de une fontaine monumentale &#8211; ou nymph\u00e9e &#8211; con\u00e7ue par Jean Angelo Brown en 1768.<br \/>\nL&rsquo;H\u00f4tel-Dieu, qui a connu plusieurs extensions aux XIXe et XXe si\u00e8cles, est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;h\u00f4pital de l&rsquo;\u00eele. L&rsquo;aile sud qui abritait les religieuses \u00e9tait associ\u00e9e au jardin commun. Ce lieu et ses b\u00e2timents, appel\u00e9s \u00ab\u00a0Congr\u00e9gation\u00a0\u00bb, sont d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9s pour la gestion du patrimoine de la ville.<br \/>\nLe ch\u00e2teau de Char :<br \/>\nEmile Char, industriel et maire de L&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue, construit en 1894, un h\u00f4tel particulier pr\u00e8s de N\u00e9vons. Ce vaste style \u00e9clectique de la fin du XIXe si\u00e8cle \u00e9tait autrefois entour\u00e9 d&rsquo;un grand parc. On retrouve cette architecture \u00ab\u00a0capitaine d&rsquo;industrie\u00a0\u00bb dans d&rsquo;autres \u00ab\u00a0ch\u00e2teaux\u00a0\u00bb pr\u00e8s du centre ville (ceux de Dumas, Saint-Hubert, Reboul, Giraud).<br \/>\nLa maison des quartiers de N\u00e9vons, de la Sorgue et de l&rsquo;Isle a berc\u00e9 l&rsquo;enfance du po\u00e8te Ren\u00e9 Char (1907-1990). Il partage sa vie entre sa ville natale et Paris, o\u00f9 son adh\u00e9sion au mouvement surr\u00e9aliste le propulse dans le cercle des \u00e9crivains parisiens. La Seconde Guerre mondiale l&rsquo;a maintenu dans la r\u00e9gion et il est entr\u00e9 dans la r\u00e9sistance sous le pseudonyme de \u00ab\u00a0Capitaine Alexandre\u00a0\u00bb \u00e0 C\u00e9reste. Il a \u00e9crit Seul et les Feuillets d&rsquo;Hypnos pendant ces ann\u00e9es, publi\u00e9s d\u00e8s le retour de la paix.<br \/>\nNon sans regret, Char a vendu le \u00ab\u00a0ch\u00e2teau\u00a0\u00bb de N\u00e9vons en 1955 et un projet de logement a pris la place du parc, inspirant \u00e0 Ren\u00e9 Char son po\u00e8me \u00ab\u00a0Deuil N\u00e9vons\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La manufacture Brun de Vian-Tiran :<br \/>\nL&rsquo;industrie textile est une sp\u00e9cialit\u00e9 de l&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue depuis le Moyen \u00c2ge. Les familles nombreuses se sont impliqu\u00e9es et ont contribu\u00e9 \u00e0 construire l&rsquo;identit\u00e9 de la ville. Cette industrie est toujours vivante aujourd&rsquo;hui, soutenue par l&rsquo;usine Brun de Vian-Tiran. L&rsquo;aventure commence en 1808 lorsque Charles Tiran et son gendre, Laurent Vian, \u00e9tablissent leur moulin \u00e0 foulon sur la Sorgue. En 1879, apr\u00e8s son mariage avec l&rsquo;h\u00e9riti\u00e8re Vian-Tiran, Emile Brun reprend les activit\u00e9s du moulin et confirme son nom de famille, ce qui lui donne son nom actuel : Brun de Vian-Tiran.<br \/>\nLa m\u00eame famille a transmis l&rsquo;entreprise sur huit g\u00e9n\u00e9rations, chacun apportant son g\u00e9nie \u00e0 l&rsquo;art de la laine pour enrichir le savoir-faire et perp\u00e9tuer l&rsquo;activit\u00e9. L&rsquo;entreprise Brun de Vian-Tiran n&rsquo;est pas seulement une histoire familiale de l&rsquo;industrie, mais aussi des filateurs et des fileurs, des tisseurs de foulonniers et des \u00e9leveurs qui travaillaient dans leurs fermes, une histoire dans laquelle les femmes ont jou\u00e9 un r\u00f4le pr\u00e9cieux.<br \/>\nLa production de l&rsquo;usine Vian-Tiran Brown s&rsquo;\u00e9tend aux fibres nobles : cachemire, chameau, alpaga, mohair, soie&#8230; Elle s&rsquo;appuie sur la technologie moderne, mais reste particuli\u00e8rement attach\u00e9e \u00e0 la tradition respectueuse de la laine.<br \/>\nLe patrimoine industriel :<br \/>\nDepuis des temps imm\u00e9moriaux, les eaux de la Sorgue, abondantes et r\u00e9guli\u00e8res, ont fourni la force motrice n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;artisanat et \u00e0 l&rsquo;industrie. Les roues \u00e0 aubes avaient permis l&rsquo;installation de moulins \u00e0 bl\u00e9 au XIIe si\u00e8cle, puis la cr\u00e9ation d&rsquo;ateliers pour traiter la laine et la soie.<br \/>\nLes roues pittoresques qui subsistent aujourd&rsquo;hui pour donner \u00e0 L&rsquo;Isle son caract\u00e8re particulier mal de t\u00e9moin soixante-deux \u00e9taient l\u00e0 au XIXe si\u00e8cle et l&rsquo;activit\u00e9 intense qui y r\u00e9gnait alors : alors que la soie g\u00e9n\u00e9rait de nouvelles fortunes, L&rsquo;Isle devenait le principal centre lainier du d\u00e9partement.<\/p>\n<p>\u00c9V\u00c9NEMENTS ET C\u00c9L\u00c9BRATIONS<br \/>\nLa foire internationale Antiquit\u00e9s et Brocante le week-end de P\u00e2ques.<br \/>\nLa F\u00eate des Peintres et Sculpteurs chaque 2\u00e8me samedi du mois de mai \u00e0 septembre, sur l&rsquo;esplanade Robert Vasse. Informations : e-mail : atelier-enprovence@hotmail.fr<br \/>\nMarch\u00e9 flottant L&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue qui se tient chaque ann\u00e9e le premier dimanche d&rsquo;ao\u00fbt, ainsi que le tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre march\u00e9 du dimanche. Il se d\u00e9roule sur les bras de la Sorgue, en face du parc public, et commence \u00e0 9 heures et se termine vers 12 heures 30. Les n\u00e9go-Chin, bateaux typiques \u00e0 fond plat, glissent d&rsquo;une rive \u00e0 l&rsquo;autre pour un usage public, leur offrant un m\u00e9lange de couleurs et de senteurs (produits locaux tels que fruits et l\u00e9gumes, bouquets de fleurs, fromage, vin, pain&#8230;). Nous faisons valoir l&rsquo;avantage du march\u00e9 en plus des costumes traditionnels proven\u00e7aux, de la musique et des commentaires et chants en direct. Mais pour cela, vous devez arriver t\u00f4t car l&rsquo;acc\u00e8s est tr\u00e8s difficile ! Lorsque le march\u00e9 flottant prend fin, les n\u00e9gociants se rencontrent en ligne et tous les participants au march\u00e9 traditionnel, et ensemble ils chantent le c\u00e9l\u00e8bre Santo Coupo pour c\u00e9l\u00e9brer la Provence.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Isle-sur-la-Sorgue, surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0La Venise du Comtat\u00a0\u00bb est une ville tr\u00e8s agr\u00e9able ! Les promenades le long de la Sorgue sont apaisantes et \u00f4 combien romantiques. Les jolies boutiques d&rsquo;antiquit\u00e9s au bord de l&rsquo;eau et les belles roues hydrauliques au bord de la rivi\u00e8re donnent un charme particulier \u00e0 la ville. 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